Certes, je ne partage de loin pas tous les dogmes de l'UDC. Cependant, lorsque j'entends que la direction de l'UNIL a décidé de finalement refuser que le congrès national de l'UDC se tienne dans ses locaux, je ne peux être que courroucé, et ceci pour un certain nombre de raisons:
Premièrement, il faut rappeler que nous, contribuables vaudois, avons permis par nos contributions fiscales la tenue du congrès national du PS quelques semaines auparavant. Au nom de quel principe égalitaire devrait-on à présent refuser l'accès à un autre parti (de plus le premier pour l'instant...)?
Deuxièmement, sous un principe totalement démocratique (j'avais cru que c'était le fondement même de notre politique), il eut été plus que convenable de permettre la tenue de ce congrès.
Troisièmement, je trouve que le Rectorat fait preuve ici d'une pédagogie sans faille dans un exercice pratique du "comment faire plier le pouvoir lorsqu'on est une poignée de contestataires", alors même que l'on aurait pu s'attendre, dans une institution qui, je le croyais, enseignait également le Droit, à voir démontrer ce que représentent nos lois et les valeurs de l'Etat.
Finalement, c'est une contre-performance à laquelle s'est livrée le Rectorat puisque cette décision a permis à l'UDC de se poser une nouvelle fois en victime (il excelle dans cet exercice) et faire parler de lui, jusque dans la décision finale du lieu choisi, une prairie, comme les anciens, un vrai retour à la nature...
Ne serait-ce pas encore une manoeuvre habile pour tenter de rassembler les troupes et rallier les paysans qui songeaient à partir, comme de braves moutons (blancs, bien entendu...)?








